Le Cap Sizun ¤ Kapennita ¤ Triphinia ¤ Amazonia ¤ Paradoxia ¤ Dragonia ¤ Sauroctonia  ¤  Cleden-Cap-Sizun ¤ pointe du van ¤ Île de Sein ¤ Plogoff ¤ pointe du raz ¤ Goulien ¤ Primelin ¤ Beuzec-Cap-Sizun ¤ Esquibien ¤ Confort-Meilars ¤ Pont-Croix ¤ Mahalon ¤ Audierne ¤ Plouhinec

Les sites capsizun.com, http://cleden-cap-sizun.capsizun.com et http://phares.capsizun.com sont consacrés au patrimoine du Cap-Sizun d'hier et d'aujourd'hui

L'art Roman

juillet 2008 : mise à jour du site www.capsizun.com , Information sur les risques majeurs, insertion d'un lien, du site www.capsizun.com vers le document édité par la préfecture du Finistère

    Cliquez sur le lien suivant pour le visiter le site  web de kapennita.capsizun.com  qui vous raconte la vie rêvée de Kapennita

Tapez ci-dessus le mot recherché sur le site www.capsizun.com ou sur le web - cliquez sur les images pour les agrandir - Choisissez la page à visiter dans l'un des menus déroulants ci-dessous puis cliquez sur "Go"

Randonnées au Cap-Sizun

 Le patrimoine du Cap-Sizun

La petite histoire, les coutumes et traditions, les légendes du Cap-Sizun

Rando vers les chemins et sentiers côtiers

Rando sur les routes des communes de l'intérieur

La richesse du patrimoine religieux du Cap-Sizun

Les fontaines - lavoirs - moulins - fours du Cap-Sizun

Le patrimoine maritime les phares - le bateau "Cap Sizun"

Bienvenue au Cap-Sizun

Kapennita et sa vie paradoxale

Utilitaires gratuits pour la sécurité de votre navigation sur le web

Rando : Côte nord du Cap-Sizun Randonnée à Cleden-Cap-Sizun et visite de la pointe du van Randonnée à Goulien - Randonnée à Beuzec-Cap-Sizun - Rando le long des chemins ruraux Chemins creux du Cap-Sizun Sentiers de Goulien Sentiers de Cleden-Cap-Sizun Randonnée à Pont-Croix et le long de la rivière le Goyen Rando : Côte sud du Cap-Sizun Randonnée à Plouhinec Promenade à Audierne Randonnée à Esquibien Randonnée à Primelin Randonnée à Plogoff et à la pointe du raz Balade à l'Île de Sein

Voile et surf au Cap-Sizun Spéléologie au Cap-Sizun
Protection de la baie d'Audierne, de la faune, de la flore du Cap-Sizun et de la mer d'Iroise

Architecture au Cap-Sizun

Archéologie au Cap-Sizun

Anthropologie le faciès capiste

Patrimoine religieux du Cap-Sizun

Thèmes iconographiques du patrimoine religieux du Cap-Sizun

Origine du christianisme

Christianisme en Bretagne

La légende de la ville d'Ys, le roi Gradlon et sa fille Dahut

Livres sur la Bretagne
Petite histoire du Cap-Sizun

L'art roman dans l'architecture des édifices religieux

L'art roman est avant tout l'expression de la foi médiévale et de la puissance montante de l'Église. Empruntant aux sources les plus variées, (carolingienne, antique, de l'Orient chrétien, de l'Islam, de l'Irlande, etc...), l'art roman brille en France dès la seconde moitié du Xème siècle (abbatiale de Cluny II, aujourd'hui disparue) et à partir de l'an 1000, petites églises répandues dans certaines régions montagneuses de la Catalogne aux Grisons, rotonde St-Bénigne de Dijon, tour Gauzlin de St-Benoît-sur-Loire (où s'affirme la renaissance  de la sculpture monumentale). C'est un art symbolique qui, dans sa création majeure, celle des édifices religieux, tend avant tout à l'expression du sacré. Le XIème siècle est le temps de toutes les inventions et, déjà, d'une parfaite maîtrise, qui allie volontiers jaillissement et massivité.

"En l'espace de trois siècles, de 1050 à 1350, la France a extrait plusieurs millions de tonnes de pierre pour édifier quatre-vingts cathédrales, cinq cents grandes églises et quelques dizaines de milliers d'églises paroissiales"

Les voûtes en berceau développées dans les techniques de construction par les Romains, grâce à leur maîtrise de l'arc en plein cintre, constituent la base structurelle de l'architecture romane. Le modèle de la basilique romaine est fréquemment utilisé. L'art roman est d'une grande clarté fonctionnelle dans ses procédés : mise au point, pour échapper aux catastrophiques incendies des charpentes, de systèmes variés de voûtes en maçonnerie (voûtes d'arêtes, berceaux) avec leurs contrebutements appropriés (tribunes ou hauts collatéraux de part et d'autre du vaisseau principal des églises). La pierre est un matériau prestigieux offrant une acoustique bien supérieure à celle du bois. La sculpture est utilisée en des points vitaux (chapiteaux) ou privilégiés (tympans des portails) de l'édifice. Les plans sont soumis aux intentions liturgiques (circulation organisée des fidèles, par les collatéraux et le déambulatoire, dans les grandes églises de pèlerinage). Le mouvement monastique bénédictin atteint son apogée et les grands sanctuaires de pèlerinage se développent  sur les routes de Saint Jacques de Compostelle. Le poids de la voûte en pierre, qui exerce une poussée latérale sur les murs,  pose un problème difficile à résoudre pour les bâtisseurs. Ils vont opposer une force de contrebutement à la poussée centrale. De même, la voûte en berceau, sera consolidée par l'adjonction d'arcs transversaux (encore appelés doubleaux). La voûte d'arête dont le système consiste à utiliser deux berceaux se croisant à angle droit, permet d'orienter les charges sur les quatre piliers qui soutiennent les arcs.

L'oeuvre de la fin du XIème siècle et de la première moitié du XIIème siècle, en France (St-Sernin de Toulouse, Cluny III, églises de Normandie, d'Auvergne, du Poitou, de Provence, de Bourgogne, églises à coupole du Périgord...) ou en Angleterre (Ely, Durham), n'en est que l'épanouissement. L'on note une remarquable amplification des programmes iconographiques, sculptés (cloître puis porche de Moissac, tympans bourguignons...) ou peints (fresques ou peintures murales de S. Angelo in Formis, de Tavant, de Saint-Savin, de la Catalogne...)

Des édifices d'une grande majesté s'élèvent dans les pays germaniques de l'époque Ottonienne (St-Michel d'Hildesheim, églises de Cologne...) à la fin du XIIème siècle et en Italie (cathédrale de Pise), ce dernier pays demeurant toutefois sous l'influence dominante des traditions paléochrétienne et byzantine. Ici et là, les problèmes de voûtement demeurent secondaires, les grands vaisseaux restant en général couverts de plafonds.

Les églises sont orientées selon un axe est-ouest afin que le choeur regarde à l'est, où la lumière jaillit des ténèbres. L'autel est situé dans le choeur de l'abside, qui elle-même est construite au-dessus d'une crypte. Les reliques des saints y sont conservées. Le siège de l'Évêque est placé dans l'abside à l'endroit où l'était celui des magistrats romains, pour les jugements. Un transept et une petite nef s'ajoutent devant le choeur.

L'expansion du style roman correspond à celui des monastères. En 910, le monastère de Cluny  inaugurera la création d'un réseau d'institutions indépendantes du pouvoir laïc. Les ordres clunisien et cistercien qui se développent au XIIème siècle, jouent un rôle primordial dans la diffusion de l'art roman. A partir du XIe siècle, le culte des reliques et les pèlerinages se développent. Certaines abbayes deviennent  des relais accueillant une foule de plus en plus nombreuse, attirée par les reliques saintes qu'elles recèlent. Les églises de pèlerinage sont de vastes bâtisses conçues pour accueillir un nombre important de fidèles venus se recueillir devant les reliques. Autour du choeur,  un déambulatoire fait le tour de l'autel qui contient les reliques. Dans les absidioles sont aménagées des chapelles rayonnantes où les pèlerins peuvent se recueillir. Au-dessus des portes, le tympan est abondamment décoré de sculptures. L'on y accède par le portail lui-même décoré de fresques.

Durant la période romane se sont développés, l'enluminure des manuscrits dans les ateliers monastiques, l'art du vitrail, la ferronnerie, le travail de l'ivoire, l'orfèvrerie, l'émaillage...

L'art roman fait apparaître l'évolution des techniques des bâtisseurs bretons dans la conception des édifices religieux. Le style des sculptures, des chapiteaux exprime l'influence de la culture celtique et des Pays de Loire.

Le style roman breton emprunte beaucoup au gothique normand et anglo-normand et se caractérise par :

- un important triforium,

- de grandes arcades fortement moulurées,

- de hautes fenêtres,

- un passage dans le mur derrière les colonnes.

Les voûtes de déambulatoires témoignent qu'il est également influencé par l'art roman d'Ille de France et du sud-ouest.

La cathédrale saint Corentin de Quimper, construite au XIIIème siècle en est un exemple.

L'église primitive de la collégiale de Pont-Croix, construite au milieu du XIIIème siècle, vers 1240-1250, était romane. Il s'agissait d'un style roman très allégé, qui constituait une transition vers le gothique. A cette époque, déjà, le style gothique était fréquemment utilisé. Cette église primitive ne possédait pas de flèche. La nef se composait de huit travées.

Nous vous invitons à consulter un article très complet sur l'art roman.

Les termes écrits et soulignés en rouge comportent un lien vers les pages consultables qui vous permettront d'en savoir plus et de visionner des photos sur le sujet traité. Les termes écrits et soulignés en bleu comportent un lien vers le glossaire ou les pages qui vous indiqueront leur signification.

 

 

 

Hit Counter

Pages visitées depuis avril 2005

Les documents en provenance d'archives reproduits sur le site www.capsizun.com ont été numérisés. Un filigrane y a été inséré afin qu'en soit préservée l'authenticité.

Copie interdite sans autorisation écrite de l'auteur.

© 2004-2008

<br />

En savoir + sur

VEOSEARCH

Pont-Croix     Audierne     Plouhinec     Cleden-Cap-Sizun     Plogoff     Goulien     Beuzec-Cap-Sizun     Mahalon     Confort-Meilars     Ile de Sein     Esquibien     Primelin

En cliquant sur le lien ci-dessous, visitez notre site ami de l'association cyber-acteurs animée par Alain Uguen de Quimper et, comme nous, participez à ses actions

Dernière modification : 10 July 2008